Partager l'article ! LU POUR VOUS: Revue de presse du 23 Février 2009 UN POLICIER qui connaissait la victime : « Il n’avait plus q ...

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Le parisien (Carole Sterlé et Stéphane
Sellami) | 23.02.2009, 07h00 -
Aurélien Dancelme, 34 ans, gardien de la paix, a été abattu, samedi soir, de plusieurs balles tirées par un ou plusieurs agresseurs à La Courneuve. Ce policier a perdu la vie dans une rue d’une ville qu’il avait appris à connaître. Rattaché à la brigade de sûreté urbaine (BSU) du commissariat de La Courneuve depuis avril 2003, il avait pour mission de démêler de petites affaires de police judiciaire.
« Les policiers affectés dans ce type de service font de l’enquête,
c’est leur quotidien, détaille une source proche de l’affaire. Les fonctionnaires de la BSU sont toujours à la recherche de la bonne affaire. Ils sont flics, le jour, la nuit, tout le temps.
Aurélien était de ceux-là. »
Très apprécié de ses collègues, ce père de deux enfants, divorcé, était installé dans une modeste chambre d’un foyer à Massy (Essonne). Depuis sa séparation, ce jeune fonctionnaire ne voyait pas
régulièrement ses enfants, domiciliés à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges).
« Il était du genre à se déplacer toujours avec son arme »
« Il avait une vie personnelle compliquée depuis sa séparation avec sa femme mais c’était un très bon professionnel et je n’ai aucun doute sur sa probité, soutient un fonctionnaire qui le
connaissait. C’était un bosseur et il était du genre à se déplacer toujours avec son arme. Certains sont comme ça dans la profession. Ils la laissent au service seulement quand ils partent en
vacances. »
« Il n’avait plus que son boulot. C’était sa vie, ajoute un autre policier. Il avait été inquiété par sa hiérarchie pour des retards dans le traitement de dossiers. Sa chef de service voulait
l’envoyer en conseil de discipline mais il n’y avait pas eu de suite. A l’époque, les responsables de groupe de sa brigade s’étaient montrés solidaires. »
Aurélien, décrit comme un homme au physique frêle, avait été pris à partie dans le tramway en Seine-Saint-Denis, il y a quelque temps, alors qu’il tentait de s’interposer au cours d’une
altercation. Il avait décliné sa qualité de policier avant d’être frappé par plusieurs agresseurs. « En septembre, il devait se rapprocher de ses parents domiciliés dans le Sud. Ces derniers sont
malades et il les aidait beaucoup. »
Le parisien (Carole Sterlé et Stéphane Sellami) | 23.02.2009, 07h00
Au lendemain du meurtre d’un policier, tué de
plusieurs balles tirées avec son arme de service dans une rue de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), samedi soir, les circonstances des faits demeurent floues. En charge de cette affaire, les
enquêteurs de la brigade criminelle de la PJ de Paris étaient de retour sur les lieux hier soir.
Que s’est-il passé ? Samedi soir, vers 21 h 30, plusieurs détonations sont entendues dans un quartier pavillonnaire de La
Courneuve.
Très rapidement, des passants interpellent des CRS en patrouille, en
leur expliquant qu’un de leurs collègues est allongé sur la chaussée, rue Maurice-Bureau. A leur arrivée, les policiers découvrent le corps d’Aurélien Dancelme, 34 ans. Le jeune gardien de la
paix a été mortellement blessé par au moins deux projectiles d’arme à feu qui l’ont atteint à la tête.
Selon les premiers éléments, le policier affecté à la brigade de sûreté urbaine de La Courneuve n’était pas en service. A proximité de son corps, son brassard de police est découvert. La victime
est également retrouvée en possession de sa paire de menottes et d’un chargeur de munitions. En revanche, son arme professionnelle un Sig Sauer, calibre 9 mm a disparu.
Au moins trois témoins confient avoir assisté à une rixe entre plusieurs inconnus, membres de la communauté indo-pakistanaise avant de voir le fonctionnaire dont on ne sait pas s’il a eu le temps
de décliner sa qualité se faire tirer dessus. Quatorze douilles de balles de calibre identique à l’arme de la victime sont récupérées sur la chaussée. Hier matin, le Sig Sauer est saisi dans le
local à poubelles, à quelques mètres des lieux du meurtre. Le chargeur est vide. Outre deux importantes blessures à la tête, l’autopsie pratiquée hier a révélé la présence de deux autres plaies
par balle au niveau du thorax.
Que faisait ce policier qui n’était pas en service à La Courneuve, samedi soir ? C’est une des principales questions à laquelle doivent répondre
les enquêteurs. Domicilié à Massy (Essonne), Aurélien ne travaillait pas samedi. Selon plusieurs sources concordantes, le gardien de la paix aurait pu procéder à des vérifications dans une
enquête dont il avait la charge. « Vendredi, il a rencontré des employés de la mairie pour une enquête préliminaire dans une affaire de marchands de sommeil, relate un proche du dossier. Il
devait vérifier des adresses de gens susceptibles d’y être impliqués. » Aurélien se serait rendu en transport en commun à La Courneuve.
Le fonctionnaire a-t-il été la cible d’un règlement de comptes ? Selon les premières investigations, cette hypothèse semble peu probable. « Si ce
policier a été victime d’une exécution, comme pourraient le laisser penser les deux balles dans la tête, cela ne ressemble pas à du travail de professionnel, explique un enquêteur. Dans ce genre
d’affaire, le ou les meurtriers sont munis de leurs propres armes. Même si les résultats d’analyses ne sont toujours pas connus, il semble probable que ce soit le pistolet du policier qui ait été
utilisé contre lui. »
Qui sont les six personnes interpellées ? Cinq hommes et une femme, membres de la communauté indo-pakistanaise. Les suspects habitent l’immeuble
dans lequel l’arme du policier tué a été découverte. « Des témoins relatent que la rixe a éclaté avec des gens appartenant à cette communauté, confie une source proche de l’affaire. Des
vérifications sont en cours. Pour l’heure, rien ne permet de se prononcer sur leur implication. »
Ce matin, la garde à vue des six personnes interpellées hier dans l’enquête sur la mort d’Aurélien Dancelme, un policier de 34 ans abattu samedi soir à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), devrait être prolongée. Agés de 25 à 30 ans, ces cinq hommes et une femme, tous Sri-Lankais, ont été arrêtés tôt hier matin dans un immeuble situé tout près du lieu où, samedi soir vers 21 h 30, ce père de deux enfants a perdu la vie.
Son arme de service, qui avait disparu et avec laquelle il aurait été
tué, a été retrouvée dans un local à poubelles de cet immeuble.
« Il a dû intervenir en précisant sa qualité de fonctionnaire »
L’autopsie déterminera les causes exactes de sa mort, mais d’ores et déjà les premières constatations médico-légales indiquent que la victime a succombé après avoir
été touchée par quatre balles.
La piste d’une rixe, dans ce quartier très passant mais pas jugé particulièrement « difficile », avec des personnes d’origine indo-pakistanaise semblait la piste privilégiée hier pour expliquer
le drame. Le fonctionnaire, en poste à la brigade de sûreté urbaine (BSU) de Seine-Saint-Denis, n’était pas en service samedi soir au moment des faits.
Aurélien Dancelme avait été entendu en tant que témoin par l’Inspection générale des services dans le cadre d’une affaire de corruption, et lavé de tout soupçon. Un autre policier de La Courneuve
avait, lui, été placé en détention, avant d’être libéré, il y a quelques semaines. A ce stade de l’enquête, ces deux affaires n’ont rien à voir entre elles.
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